Le Pôle Surdité de Corse a pour vocation de favoriser l'accessibilité du public sourd à tous les domaines de la vie quotidienne en développant les services autour des axes professionnels, sociaux, éducatifs et médicaux mais aussi en sensibilisant à une vaste échelle le public et les instances

 

Le Pôle Surdité de Corse agit au niveau national en lien avec d'autres associations pour l'information, la formation et la défense des personnes qui revendiquent leur appartenance culturelle et linguistique.

 

Il participe autant que possible aux commissions d'accessibilité et aux travaux avec les collectivités locales mais aussi au niveau des instances nationales ou privées quand nécessaire.

contactez-nous :

secretariat.polesurditedecorse@gmail.com

 

06 10 05 05 02

Du lundi au vendredi

de 9h à 12h et de 14h à 17h

 

Notre permanence :

1 rue Nicolas Peraldi 

20 000 AJACCIO

Angelique.png

Le pôle réalise des actions de communication auprès des acteurs de la vie sociale et des pouvoirs publics par le biais de sensibilisations aux problèmes engendrés par la surdité, une information les techniques d'aide à l’accessibilité dans les lieux publics tels que les traductions en ligne, le sous-titrage dans les médias.

Un volet essentiel du Pôle est celui de la sensibilisation du public sur la surdité :

-Informer sur ce handicap méconnu, les difficultés qu'il engendre au quotidien dans tous les domaines permettra un meilleur accueil.

-Des interactions avisées contribuant ainsi à la lutte contre les exclusions et l'isolement des personnes sourdes/malentendantes.

-Favoriser l'intégration des sourds/malentendants dans la société, notamment dans le milieu professionnel avec un accompagnement adapté axé sur la sensibilisation aux spécificités du handicap de la surdité.

Calendrier :

Atelier de découverte à la langue des signes

De 6 à 16 ans

Au local de Pôle Surdité de Corse


Tous les mercredis

L'une des missions principales du Pôle Surdité de Corse est la promotion, la valorisation et l'accès à l'apprentissage de la langue des signes française.

 

La langue des signes française (LSF) est la langue des signes utilisée par une partie des sourds de France et par une partie des sourds de Suisse. La LSF est une langue à part entière et est un des piliers de l’identité Sourde de la culture Sourde. La LSF est pratiquée par environ 169 000 personnes dans le monde dont environ 100 000 en France en 2014.


Historiquement, les sourds (personnes atteintes de surdité), isolés, n’ont pu enrichir leurs langues signées et ont dû se contenter d’une gestuelle simpliste ; de ce fait, ne disposant pas d’une langue élaborée, ils passaient parfois pour simples d'esprit. C’est dans les familles de sourds qu’ont pu s’élaborer les premiers fondements de la LSF, et c’est en se regroupant que les sourds ont pu enrichir leur langue.

L’abbé Charles Michel de l’Épée fut, en 1760, le premier entendant connu à s’intéresser aux modes de communication des « sourds-muets » en observant un couple de jumelles sourdes communiquer entre elles par gestes ; il découvre l’existence d’une langue des signes. Il décide alors de regrouper une trentaine d'enfants sourds pour les instruire. Il organise son enseignement de façon collective alors que, jusque-là l'éducation d'un enfant sourd était individuelle et dispensée par un précepteur, puisque centrée sur l'apprentissage de la parole. Il apprend lui-même la langue des signes grâce à ses élèves et démontre les progrès obtenus jusque devant la Cour de France. C’est ainsi qu’il peut ouvrir une véritable école pour sourds qui deviendra l’Institut national des jeunes sourds, aujourd’hui Institut Saint-Jacques, à Paris.

IMG_7060.JPG

Quelques mots de notre présidente, Angélique Antonini, étudiante :

 

"Les personnes sourdes et malentendantes sont tout le temps exclues de par la barrière de la communication, la plupart des films au cinéma ne sont pas accessibles, les conférences ne sont pas traduites en LSF, ce qui nous empêche de nous intégrer, nous sommes alors minoritaires.

Etant moi-même, enfant sourde d’une famille entendante, j’ai dû faire face aux difficultés et j’ai dû me battre, afin d’intégrer dans la société, afin de jouir les mêmes droits et les mêmes chances. Chaque jour est un combat pour nous les Sourds, nous sommes les « oubliés », les exclus de cette société.

Dès qu’un événement a lieu, nous savons très bien que le manque d’interprète dans la région nous empêchera d’y participer. Si nous recevons une convocation, avec le manque d’interprète ne nous permettra pas de nous défendre avec les mêmes chances : il n’existe pas de moyen de reporter l’audience ou par souci financier, de faire venir un interprète depuis le Continent, ce qui peut s’avérer très coûteux. Ce problème se vérifie dans tous les domaines (pénale, administratif, santé, éducatif…etc.). Depuis des années, je me bats, pour nous les Sourds et c’est ainsi que m’est venue l’idée de créer cette association."

- Maguy Coti, aide-soignante au centre hospitalier d'Ajaccio "La miséricorde", représentante et membre fondateur de l'association :

"Le Handicap constitue, on le sait, un problème lourd et difficilement gérable dans notre société moderne et plus particulièrement la surdité en Corse. Ma volonté de m'engager dans l'association est pour permettre une reconnaissance à part entière de ce Handicap, étant enfant de Parents sourds, ce problème fait parti de ma vie depuis des années. Mon engagement est de favoriser l'autonomie de ce public sourd, en améliorant l'accessibilité dans tous les domaines, aussi bien administrativement que socialement."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Laura Alessandri, statisticienne en Santé Publique, trésorière (2019-2020) et membre fondateur de l'association "Pôle surdité de Corse" :

"Amie de notre présidente depuis plus de 20 ans j'ai souvent été spectatrice des difficultés auxquelles elle a dû faire face, de l'enfance à l'âge adulte, pour s'intégrer, pour s'éduquer, pour évoluer et devenir adulte avec les mêmes chances que tout un chacun dans notre pays.

La notion d'égalité est très importante pour moi : égalité dans l'éducation, égalité dans la justice, égalité dans la santé, et cette égalité commence par une communication sans barrières".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IMG_7061.JPG
IMG_7059.jpg

 

- Joséphine Casalta, aide médico-psychologique dans un établissement spécialisé et secrétaire de l'association :

"J’ai eu à cœur il y a plusieurs années d’apprendre la LSF, parfois il y a des appels ou des vocations qui naissent tout simplement. Je voulais faire tomber la barrière de la langue qui nous empêchait de communiquer avec les personnes sourdes. La richesse de cette langue m’a tout de suite fascinée, pour moi c’était une évidence. Par la suite, Angélique Antonini m’a proposé de faire partie de son aventure au sein de l’association, lourd challenge, mais une occasion à ne pas rater : et me voilà engagée dans cette aventure dont le but est d’améliorer la situation des personnes sourdes sur le territoire insulaire, où malheureusement il n’y a aucun dispositif pour l’accessibilité".

 

- Vanessa Martin, aide-soignante et trésorière de l'association (actuelle) :

" Etant aide-soignante, j'interviens auprès de personnes en situation de handicap. Dans mon quotidien, je réalise l'importance de la communication et à l'accessibilité. 

Quand j'ai eu connaissance de la création de Pôle Surdité de Corse, j'ai eu l'occasion de voir l'engagement des créatrices, le combat mené et les objectifs fixés pour améliorer le quotidien et l'accessibilité des sourds sur notre territoire. C'est pourquoi je désire apporter ma pierre à l'édifice de cette noble cause et ce grand projet en devenant la trésorière de l'association."

184BF823481741248FF4D8E965139FE2.png